« Si un conflit [lui] est imposé », l’Iran menace de cibler les bases américaines
L'Iran a averti mercredi qu'il ciblerait les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit avec les États-Unis, dont le président, Donald Trump, dit se sentir « moins certain » de parvenir à un accord avec Téhéran au sujet de son programme nucléaire. En cas d'échec des négociations, si Les États-Unis disposent de nombreuses bases militaires dans le voisinage de l'Iran, la plus importante étant située au Qatar, où le siège du commandement central de l'armée américaine au Moyen-Orient (CENTCOM) est installé. Les États-Unis vont réduire les effectifs de leur ambassade en Irak pour des raisons de sécurité, a indiqué dans la soirée un responsable américain sous couvert d'anonymat. D’autres sources ont indiqué que le secrétariat d’État est sur le point de lancer un ordre d’évacuation pour le personnel non essentiel et pour leurs familles des ambassades au Koweït et au Bahreïn. Par ailleurs, l'agence de sécurité maritime UKMTO, gérée par la marine britannique, a publié une note d'information alertant au sujet de La mission iranienne à l’ONU a déclaré que Cette escalade soudaine survient à quelques jours du sixième cycle de négociations entre Washington et Téhéran, qui doit avoir lieu dimanche à Oman, selon l’Iran. Le président américain Donald Trump a quant à lui annoncé que cette réunion aura lieu jeudi, tandis que le médiateur omanais n'a pas commenté. Samedi dernier, les autorités iraniennes ont annoncé avoir mis la main sur des milliers de documents ultrasecrets israéliens, notamment sur son programme nucléaire et balistique. L'envoyé spécial américain au Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Photo : afp via getty images / MANDEL NGANAMER HILABI Les négociations butent notamment sur la question de l'enrichissement d'uranium. Les États-Unis exigent que l'Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran considère cette demande comme non négociable, arguant qu'elle est contraire au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dont il est signataire. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran est le seul État non doté d'armes nucléaires à enrichir de l'uranium à un niveau élevé (60 %), bien au-delà de la limite de 3,67 % fixée par l'accord multilatéral sur le nucléaire conclu avec l'Iran en 2015 mais dont les États-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 lors du premier mandat de Donald Trump. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ultime décideur sur les dossiers stratégiques, a qualifié cette offre de Le texte américain, qui n'a pas été rendu public, ne mentionne pas la question de la levée des sanctions, dont Téhéran fait une priorité, selon le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf. L'Iran a indiqué lundi qu'il soumettra dans les prochains jours sa propre proposition aux États-Unis, au moment où l'AIEA tient cette semaine à Vienne une importante réunion trimestrielle qui passera notamment en revue les activités nucléaires iraniennes. Rafael Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, au moment de son arrivée à une réunion du conseil des gouverneurs au siège de l'AIEA le 11 septembre 2023 à Vienne, en Autriche. Photo : Getty Images / Thomas Kronsteiner Trois sources diplomatiques ont indiqué à l'AFP que les Européens et les États-Unis avaient soumis mardi une résolution pour condamner En cas d'adoption, lors d'un vote prévu tard mercredi au conseil des gouverneurs de l'AIEA, cette résolution donnerait des arguments à ces pays pour déclencher un mécanisme permettant de rétablir des sanctions onusiennes contre l'Iran, une clause prévue dans l'accord sur le nucléaire de 2015. L'Iran a menacé de réduire sa coopération avec l'AIEA si une telle résolution était adoptée. Le pacte de 2015 avait été conclu entre l'Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), plus l'Allemagne. Toutefois, en 2018, Donald Trump en avait retiré unilatéralement son pays et rétabli des sanctions américaines contre l'Iran. En représailles, Téhéran avait dans la foulée fait monter en puissance son programme nucléaire. Avec les informations de Agence France-Presse et Al Jazeeraun conflit nous est imposé, l'autre camp subira assurément plus de pertes que nous
, a déclaré le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh.Leurs bases sont à notre portée
et les États-Unis devront quitter la région
, a-t-il ajouté.la montée des tensions
au Moyen-Orient, ce qui est susceptible d'entraîner une escalade des activités militaires avec un impact direct sur les marins
.Pourparlers sous haute tension
les menaces de la force dévastatrice ne changeront pas les réalités
, ajoutant que l’Iran n’envisage pas d’obtenir l’arme nucléaire et [que] la militarisation américaine ne conduira qu’à amplifier l’instabilité
.L'héritage du Commandement central américain, qui a permis à Israël de commettre des crimes, lui enlève toute crédibilité en matière de paix. La diplomatie, et non la force militaire, est la seule voie à suivre
, a conclu la mission iranienne à l'ONU.Je suis beaucoup moins certain [qu'auparavant] de parvenir à un accord
avec l'Iran, a déclaré Donald Trump dans un balado du New York Post, enregistré lundi et diffusé mercredi. Ils semblent tergiverser
, a souligné le dirigeant américain, qui a plusieurs fois menacé de s'en prendre militairement à l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.Ce serait mieux de le faire sans guerre. Sans morts, ce serait beaucoup mieux
, a mis en avant M. Trump, ajoutant ne pas voir le même enthousiasme
chez les Iraniens pour conclure un accord
.Le nœud de l’enrichissement de l’uranium

100 % contraire
aux intérêts de son pays.Sanctions à venir?

le non-respect
par l'Iran de ses obligations dans ce domaine.
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